17 heures.— En attendant des réponses à mes messages et demandes, revenons à vous, monsieur Lebèze, dit le lieutenant, après avoir longuement pianoté sur son ordinateur. Où étiez-vous ce matin ? Qu’avez-vous fait ? — Mais vous n’avez pas fini de m’enquiquiner avec vos questions ! Plus ça va et plus vous me… suspectez ! Zut ! À la fin ! Entre fureur et haut-le-cœur, la poitrine de Lebèze se soulevait au rythme des émotions qui le secouaient. Des merdeux comme celui-là, il en avait chaque année parmi ses étudiants. Fiers de leur ignorance et persévérant dans leurs erreurs d’interprétation des œuvres, au prétexte de leur sempiternel « Moi, je pense que… ! » Ce lieutenant était pareil, obstiné et stupide, voulant, c’était de plus en plus évident, lui coller à toute force le meurtre sur le do


