Chapitre 3

1324 Mots
Point de vue externe: Un peu plus tard dans la journée, entre deux cours, Bérénice et son jeune Apollon s’enferment dans le débarras du gymnase, et s’embrassent langoureusement, passionnément, presque violemment, comme si cela faisait une éternité qu’ils ne s’étaient pas touchés. La belle se retrouve vite plaquée contre le mur, sans pouvoir se défaire de l’étreinte de Mike, qui la soulève d’un coup et colle son érection contre son entre jambe déjà bien trempé. Elle gémit sous les baisers fougueux qu’il lui donne dans le cou, pendant qu’il relève sa jupe moulante et dévoile ses fesses nues et son sexe allaitant. Il laisse ses mains se balader le long des courbes harmonieuses de sa muse. Ses seins, ses tétons, son ventre, ses hanches, ses fesses, ses cuisses, rien n’est épargné, il n’est pas près de la lâcher. Mais elle gémit fort et mouille abondamment, elle aime ce qu’il lui fait, mais elle en veut plus, elle veut… - Han Mike… S’il te plait… Sa tête enfoncée entre les cuisses de la jeune fille, il embrasse, lèche, s**e et titille son c******s avec un plaisir malsain. Voyant qu’elle n’en pouvait plus, il se redresse et enlève son pantalon en gardant ses pupilles noires rivées dans ceux de son amante, qui était déjà essoufflée. Il finit par révéler la bête, noire, veineuse, dur, énervée, imposante. Ce n’était pas la première fois que Bérénice le voyait, le sentait, le touchait, mais à chaque fois, elle en restait bouche bée. Il se rapproche d’elle et leurs lèvres se rencontrent à nouveau, leurs langues dansent au même rythme et leurs souffles se coupent dans un gémissement. Il la soulève encore et sert bien ses jambes autour de sa taille, elle comprend et accroche aussi ses mains à sa nuque en le fixant d’un regard brillant de désir. Il commence à frotter lentement la tête de son pénis entre les lèvres de son vagin humide, elle en frémit. - Je te la mets si tu promets d’être gentille avec moi - Je serais gentille… Fait vite… - Ne m’abandonne plus… Ça ne me dérange pas que l’on doit se cacher… Mais ne m’abandonne plus… Pendant plusieurs secondes, ils restent immobiles et leurs yeux ne se lâchent plus, mais leurs cœurs disent quelque chose de plus que simplement sexuelle. Sans plus attendre, elle dépose délicatement ses lèvres sur les siennes en murmurant « Plus jamais… ». La seconde d’après, son dos se décollait du mur et le membre de Mike s’enfonçait profondément en elle alors qu’il tenait fermement ses fesses, la faisant gémir de plus en plus fort. Quelques orgasmes plus tard… Elle lui donne quelques derniers tendres baisers avant de le laisser seul dans l’étroite pièce. Elle arrange un peu sa tenue et sa coiffure, de peur de croiser quelqu’un, avant de sortir du gymnase. Elle se balade dans la cour et prend de grandes bouffées d’air frais alors qu’elle se sent revivre après une si bonne partie de c**t. Le décor est vide, tout le monde est en classe, et il est un peu tard pour que le professeur la laisse entrer. Instinctivement, elle se dirige vers le coin des divas, un banc sous un vieux chêne un peu éloigné de l’établissement. Elle avait l’habitude d’y passer presque toutes ses journées avec ses copines, Lyse et Ruby, disons ex-copines, parce que Lyse lui avait fait comprendre la veille qu’elle aurait honte de se tenir aux côtés des deux autres, et Ruby reste injoignable. Elle arrive donc devant le chêne et remarque, avec surprise, la présence de Lyse, assise jambes croisées, fumant une cigarette à l’abri des regards, comme à son habitude. Elle va donc s’assoir à ses côtés. Les deux restent silencieuses et s’ignorent un instant, avant que Lyse ne prenne la parole après avoir expiré la fumée de cigarette. - Qu’est-ce que tu fiches là a cette heure ? - Un surveillant m’a demandé de nettoyer le gymnase… Et toi ? Elle hoche la tête, prend une bouffée de cigarette et passe le bâton à Bérénice avant de répondre. - Je cherchais Maël, et j’en ai eu marre Elle prend aussi quelques bouffées avant de refaire passer le bâton. - Il te fuit ? Hier, vous aviez l’air proche - Ouais… On a couché ensemble en salle de chimie et depuis il me fuit - Quoi !? Bérénice éclate de rire avant de regarder son amie avec étonnement. Cette dernière rigole en expirant la fumée et en rendant le bâton. - Tu penses que j’ai un problème ? - Tu as définitivement un problème avec la queue Les deux ricanent, puis Bérénice reprend. - Comment tu peux supporter onze gaillards sur toi ? - Comment ça s’appelle ? La nymopha… - La nymphomanie bébé, tu es une vraie nymphomane - Ouais… Elles éclatent de rire en cœur. Puis Lyse se retourne bien vers son amie en prenant un visage plus sérieux. - Je suis désolé de t’avoir mal parlée hier, cette Rose me met les nerfs à vif - Je suis désolé pour le scandale avec Mike, je ne pensais pas que ça se saurait… Les deux s’enlacent chaleureusement avec les larmes aux bouts des yeux, on dirait qu’elles ont enterré la hache de guerre, enfin presque. - Du coup… c’est sérieux avec le petit n***o ? Bérénice prend quelques centimètres de distances et fronce légèrement le visage. - Non… non, il n’y a plus rien entre lui et moi. Mais tu devrais arrêter de l’appeler comme ça… ça sonne r*****e… - Ouf ! Super ! Maintenant, il faut aider Ruby - Euh… Ok… - Tu as pu parler avec elle depuis ? Il faut faire quelque chose, si elle est vraiment enceinte… - Oui, mais elle est injoignable - On ne peut pas la laisser comme ça - On pourrait demander à Miler s’il a quelque chose… - Surtout pas ! Cette s****e de Rose le saurait Bérénice se mord la lèvre en pensant à ce qu’elle pourrait écrire à ce sujet, elle détruirait un peu plus l’image des divas. Soudain, le joli visage rose de Lyse s’illumine. - Je connais quelqu’un. Viens, suis-moi. Elle agrippe la main de son acolyte et elles s’en vont pour disparaitre le reste de la journée. Point de vue de Maya : Comme à mon habitude, après les cours, je vais me relaxer dans la piscine en attendant Elyas. D’ailleurs, je ne peux pas m’empêcher de repenser à son comportement. Il est vraiment étrange depuis hier. Dès que Maël est dans les parages, il se met sur la défensive, j’ai même peur qu’ils finissent par se battre. - Les garçons sont trop chelous - Ça, tu l’as bien dit Surprise, j’ouvre les yeux et me retourne vers la voix qui me répond. Je suis certes heureuse de retrouver son beau regard, mais je commence à penser que c’est une mauvaise idée de le voir. - Maël… Qu’est-ce que tu fais là ? - Je voulais te parler - Tu ne devrais pas… Si Elyas te voit… - Tu as bien dit que vous n’étiez pas ensemble Je me fige, ne sachant pas quoi répondre et je détourne le regard - Dans ce cas, pourquoi tu t’inquiètes ? - Et toi ? De quoi tu voulais me parler ? Il pose son sac et s’assoit non loin de l’eau en expirant profondément, avant de prendre la parole. - Je voulais te parler honnêtement, à cœur ouvert. Je suis venue dans cette école pour une raison, mais depuis mon arrivée, rien ne s’est passé comme prévu… À la base, j’avais prévu de te séduire pour arriver à mes fins mais… - Quoi ? Me séduire ? Mais de quoi tu parles ? La confusion se lit certainement sur mon visage, mais j’essaye d’être patiente et attend des explications. Il prend une grande inspiration avant de continuer. - Je suis amoureux d’Emily Et là je bloque. Emily ? Ma Emily ? Sérieux ?
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