Chapitre 222 : Katelyn s’était endormie depuis un moment déjà, mais Amélie demeurait éveillée, prisonnière de ses pensées. Les mots de son amie revenaient en boucle dans son esprit : jamais Gabriel n’avait paru si fragile, si vulnérable. Avec un soupir à peine audible, elle se redressa et glissa hors du lit. Enroulée dans un châle léger, elle se dirigea vers le balcon. L’air nocturne l’enveloppa d’une caresse fraîche, et elle s’assit doucement sur la balancelle, les yeux perdus dans la profondeur obscure du ciel constellé. — Tout cela… est-ce de ma faute ? murmura-t-elle, sa voix tremblante sous le poids de la culpabilité. Même la Reine semblait m’ignorer depuis notre retour. Ses doigts se posèrent instinctivement sur son ventre arrondi, le couvrant d’une caresse protectrice. Elle


