Chapitre 56 – Amélie errait dans un flot de pensées, absente à tout ce qui l’entourait, lorsque le mouvement brusque de Gabriel la ramena soudain à la réalité. Sous les lumières dorées du grand hall, il s’était agenouillé, une main toujours posée sur la sienne, la tenant comme un trésor fragile. — Que… que fais-tu ? balbutia-t-elle, stupéfaite, sentant sur elle le poids des regards curieux qui se rassemblaient autour d’eux. Les prunelles améthyste du prince brillaient d’une douceur qu’elle n’avait jamais vue. — J’aurais dû te dire cela bien plus tôt, confia-t-il d’une voix posée mais vibrante. Son cœur se figea, incapable de comprendre. Il n’y avait qu’une seule explication possible à cette scène surréaliste. *Non… il ne va pas… ?* — Tu es celle que le destin m’a donnée, Amél


