**Chapitre 173 — L’air du club clandestin empestait l’alcool renversé et la fumée âcre. Sous la lumière tamisée, Karmen avançait d’un pas calculé, le visage dissimulé sous un masque banal acheté à la hâte. Autour de lui, les murmures se mêlaient au jazz feutré, aux rires étouffés des joueurs et au cliquetis des jetons. Dans sa main, son téléphone affichait une photo qu’il observait pour la centième fois. *Ce soir, je dois la retrouver*, pensa-t-il. Il se faufila entre les tables bondées, examinant chaque visage. Rien ne correspondait. À mesure qu’il progressait, la tension montait — cette atmosphère d’instincts retenus, de regards qui pèsent, de secrets qu’on devine. Il atteignit une table où la foule s’était massée, observant la partie la plus bruyante du club. En voulant se pencher


