Amélie venait à peine d’effleurer la poignée de la portière arrière pour récupérer les sacs que la main de Gabriel se posa sur la sienne, ferme mais sans brusquerie. — Laisse, dit-il d’un ton sans appel. Je m’en charge. Elle arqua un sourcil, surprise par sa détermination. — Ce ne sont que quelques sacs, rien d’épuisant. — Peu importe, trancha-t-il calmement. Tu n’y touches pas. Il referma la portière et lui fit signe d’avancer. Ils franchirent ensemble le seuil de la maison, la lumière du salon venant caresser leurs silhouettes silencieuses. Avant qu’elle ne puisse rompre le silence, Gabriel prit la parole. — Je dois m’absenter un moment. — Pour aller où ? demanda-t-elle aussitôt, scrutant son visage à la recherche d’un indice. Il consulta brièvement sa montre. — C’est juste une af


