Chapitre 170

843 Mots

Casaio poussa la porte de la cellule, le silence pesant se brisant sous la voix claire de Zilia. — Je n’ai rien à vous dire. Faites venir Gabriel. C’est à lui que je veux parler. — Il ne viendra pas, répondit Casaio d’un ton sec. Tu pars pour la capitale. Là-bas, on ne te fera aucun cadeau : espionnage est passible de mort. Zilia sentit un frisson lui parcourir l’échine, mais n’était pas surprise par la sentence. Ce qui la désarma, ce fut le regard de Casaio : dur, détaché, sans la moindre lueur de tendresse. Elle comprit alors que l’homme qui, malgré tout, avait entretenu un espoir pour elle, l’avait désormais abandonnée. Leur lien, jadis fragile mais vivant, venait de se rompre définitivement. — Très bien, emmenez-moi. Mais faites venir le prince Gabriel. Je veux lui parler. Casaio

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