7. Au réveil, Ludivine souriait. Elle se doucha, s’habilla, se maquilla, replaça sa main gantée de noir, se prépara du café sans plus se soucier de ma présence. — Je dois téléphoner, dis-je. Elle me montra le téléphone avec grâce, sans se départir de sa bonne humeur, et s’enferma de nouveau dans la salle de bains. Je formai le numéro de Katya. Là-bas, quelqu’un décrocha, mais sans prononcer un mot, respirant comme un asthmatique. — Excusez-moi, je suis un ami de Mlle Gretchkova. Puis-je lui parler ? Une voix d’homme, furieuse, aboya en russe. Sans doute celle de Gretchkov père, qui ne parlait pas un mot de français. Le vieux maréchal finit par se taire et j’entendis à nouveau sa respiration haletante. J’insistai : — Allo ? Allo ? Dans l’appartement des Gretchkov (je revois encore


