Chapitre 5 : Une dernière visite Dans les ruelles tranquilles de Tôtes, le printemps déployait une fresque éclatante, où les pavés, luisants des dernières pluies, scintillaient sous un soleil ardent, et les champs s’ornaient de coquelicots et de bleuets dansant sous une brise parfumée. Les senteurs de jasmin et de lilas emplissaient l’air, et les habitants, portés par la douceur de la saison, emplissaient la petite ville d’une animation insouciante. Loin de Tôtes, cependant, Charles Bovary, rongé par le chagrin, voyageait vers une confrontation douloureuse. La mort d’Emma, emportée par son agonie, avait laissé un vide déchirant, amplifié par la saisie de leurs biens par Monsieur Lheureux et les rumeurs du village transformant son histoire en fable moralisatrice. La découverte des lettres


