IVArrivé à l’entrée de la mine, Ulrich pénétra sous un rocher taillé en voûte qui dérobait la vue de la plaine, et descendit de cheval. La nuit était venue. Quand il se fut débarrassé de ses éperons, qui l’auraient gêné dans sa marche à travers les sentiers tortueux, sous les galeries sombres de la mine, il sonna du cor avec force pour avertir les mineurs de sa présence. Au bout de quelques minutes, la porte de chêne ouvrit ses deux battants et les referma sur Ulrich. La bride du cheval fut nouée à un anneau scellé dans le mur à quelques pas de l’entrée. À la clarté d’un falot, il descendit la pente rapide de la première galerie, appuyé sur l’épaule de Gottfried, qui était venu à sa rencontre. Il respira avec plus de liberté dès qu’il sentit que son coude et ses genoux ne froissaient


