Où va-t-il donc ? Il s’incline respectueusement devant les deux fauteuils, monte en chaire, se signe et dit : – Mes frères en Jésus-Christ. Dieu vient de nous enlever notre supérieur ; le père Staupitz est mort. Cri de désespoir dans l’église. – Cette perte doit être d’autant plus affligeante pour moi, d’autant plus sensible pour vous, que l’ordre m’a choisi pour remplacer, ce soir, le père Staupitz dans la chaire de lumière, de vérité, de justice. Dieu me mortifie avec vous. Oui ! on est venu me chercher dans la cendre et dans les larmes pour paraître devant vous qui êtes plus que moi, devant l’Électeur qui est plus que vous, devant Dieu qui est plus que notre Électeur. Prions, mes frères en Jésus-Christ, pour que ce Dieu, descendu en moi, m’éclaire et m’illumine ; prions ! Le moin


