XIC’est en faisant ainsi la guerre en amateur pour l’honneur de notre pavillon, que je me liai, un jour, avec un de nos plus illustres marins, le contre-amiral V… dont j’aurai forcément à vous parler avec quelque détail, car la rencontre que je fis de lui fut, après celle de mon domino bleu, ce qui eut le plus d’importance dans ma vie. Cet officier, que l’Angleterre nous enviait, était, à part tous ses mérites comme homme de mer et comme savant, un des plus nobles et en même temps un des plus singuliers types que j’eusse jamais rencontrés. Dur et bon, hautain et familier, il était tout à la fois redouté et adoré de ses équipages. Après une campagne de quelques mois, pendant laquelle j’eus le bonheur de rendre service à sa petite escadre, un instant fourvoyée par de fausses indications géo


