XVGustave Dellion, avant de se rhabiller, écarta les rideaux de la fenêtre et vit, dans l’ombre semée de lumières, passer, par la rue agitée, les lanternes des voitures. Son regard s’en amusa un moment : depuis deux heures, en cette chambre, il était séparé du monde extérieur. – Qu’est-ce que vous regardez, mon petit ? lui demanda, du fond creusé du lit, madame de Gromance, en rassemblant ses cheveux dénoués. Faites donc un peu de lumière. On n’y voit rien. Il alluma les bougies qui se dressaient sur la cheminée dans de petits candélabres de cuivre, aux côtés d’une pendule à sujet champêtre, -tout doré. Une lumière douce fit étinceler la glace de l’armoire et reluire la corniche de palissandre. Des lueurs palpitaient dans la chambre sur le linge et les vêtements épars et se mouraient mol


