La décision!
Je suis resté devant le babillard plusieurs minutes sans bouger, je n’arrivais même pas à faire un mouvement, c’est lorsque les gens ont commencé à arriver en grand nombre que je me suis senti obligé de quitter les lieux. J’étais déçu, oui très déçu par mon travail, je me demandais ce que j’allais dire à mon père lorsqu’il demandera le bilan de l'année! Ouf je lui avais une fois de plus donné raison de me dire n’importe quoi! Je marchais lentement la tête vraiment ailleurs, je n’arrivais même pas à la soulever oui j’avais très honte, honte de moi, honte de mon travail. J’avais donné raison à mon père de me traiter de bon à rien et feignant!
Une fois devant le portail, mon téléphone sonne je regarde je vois Jules sans perdre le temps je décroche
— Gars c’est comment ? Je suis très inquiet! Donne— moi les résultats je t’en prie.
— Jules faut pas t’inquiéter tu as validé!
— Gars ne me dis pas!
— C’est comme tu entends là tu as validé!
Il lâche un cri de joie à l’autre bout du fil! J’imagine juste sa joie et ça me fait plaisir Jules c’était vraiment battu, bref je le comprenais! Il finit de crier et sauter de joie se calme et poursuit
— Et toi alors ? C’était comment ?
— Mauvais gars! Mauvais je t’assure! Encore un échec
Silence
— Désolé mon pote! Je…je suis désolé.
— T’inquiète pas Jules la prochaine fois je doublerai d’efforts! Lui répondis— je!
— Courage mon pote, sois fort et surtout ne baisse pas les bras!
— Tout à fait!
— Courage! Dès que j’arrive à Douala, je te cherche!
— Pas de soucis tu sais où me trouver!
Nous avons encore discuté quelques minutes puis il a raccroché! En sortant du campus je tombe sur elle cela faisait un moment que je ne l’avais pas vu! Elle était avec ses amies, simplement jolie et classe comme d’habitude! Elle était joyeuse on dirait qu’elle avait reçu une bonne nouvelle! J'ai tout fait pour l’éviter et me casser de là le plus rapidement possible!
Les jours sont passés très vite, je réfléchissais je me demandais comment est— ce que j’allais gérer cette situation! Mes sœurs quant à elle avait réussi leur année mon père était très content et n'a pas arrêté de m’insulter et de me rabaisser! Tous ces jours je les vivais difficilement en moins de deux mois j’avais déjà perdu au moins 7 kg! Je n’arrivais plus à manger! Mon cerveau tournait mille à l’heure! Je n’arrêtais pas de réfléchir de penser à ma situation! Ma mère se faisait beaucoup de soucis pour moi un soir après avoir passé une dur journée au chantier, j’arrive à la maison et trouve ma mère au salon, je la salue et veut continuer elle demande à me parler
— Mater laisse— moi prendre un bain s’il te plaît!
— D’accord.
Je prends une douche rapide et la retrouve derrière! Elle était assise devant la cuisine sur son tabouret! Je tire un autre et m’assois prêt d’elle!
— Petit papa ta situation me fait trop réfléchir! Je me demande si c’est simple ? C’est quoi ces échecs accumulés ? Tout le monde dans la famille a réussi sauf toi, je trouve ça très étrange!
— Mater c’est rien je ne me suis pas bien préparé.
— Non non! Ne dis pas ça! Tu ne dormais pas! Chaque nuit je t’entendais te réveiller pour étudier! Je vais regarder si c’est pas un problème de coutume! J’irai au village et je regarderai si c’est de mon côté ou c’est celui de ton père! Comme ça on fera les rites qu’il y aura à faire pour ne pas vous bloquer!
— Mater ne te tracasse pas pour rien ça va aller! On ne m’a pas bloqué!
— Qu’est— ce que tu en sais ? Ça fait déjà près de deux mois je n’ai pas mis pieds sur la tombe de mon père pour nettoyer qui sait s’il n’est pas fâché ? Ton père alors ça fait près de 6 mois il n'a pas mis pieds dans son village!
Silence
— Je vais me rendre au village, le plus tôt sera le mieux!
— D’accord.
Le lendemain je n’ai pas pu sortir il pleuvait des cordes dans la ville de Douala! Le chantier n'a pas pu ouvrir ses portes! J’étais à la maison dans ma chambre manipulant mon téléphone! Puis je reçois un message, je regarde je vois Élodie je ne cherche même pas à lire ça ne m’intéressait pas! J’avais d’autres problèmes plus importants! Je reçois un autre message je piaffe avant de regarder croyant que c’est toujours elle mais c’était mon ami Cédric.
— Gars je suis déjà de retour à Douala! Le deuil s’est bien passé!
— Bonne nouvelle! Tu es toujours où je connais là ? Je lui réponds immédiatement
— Oui toujours!
— D'accord on peut se voir ?
— Oui je suis à la maison!
Je m'arrange avec lui et me décide de lui rendre une petite visite! Depuis qu’il a perdu sa mère je n’avais pas eu le temps de le voir pour lui souhaiter mes sincères condoléances! J'ai donc décidé d'aller lui rendre visite en soirée! Une fois chez lui, c’est avec beaucoup de joie qu’il m'accueille.
— Alors le grand Kemayou!
— Oui Monsieur Tatang! Je lui réponds en serrant la main qu’il m'a tendue.
— Assieds— toi grand frère! Dit— il tout souriant!
— Cédric ne me fais pas rire qui est ton grand frère ?
— Monsieur Kemayou! Alors ce gars! Ça fait un bail! Quoi de neuf! Raconte!
Je commence d’abord par lui souhaiter mes sincères condoléances avant de poursuivre
— Y'a rien de nouveau, la fac est là, je suis là sur place rien n'a changé à ce que tu sais déjà...
— Et ta meuf là Émilie… Comment elle va ?
— Probablement bien!
— Probablement ?
— Gars c’est une longue histoire laisse seulement!
Il n’insiste pas et je continue en lui posant les questions sur ses affaires! Il dépose son verre avant de me répondre
— Tout va pour le mieux! Je bouscule pour être définitivement à mon compte!
— Félicitation André je suis content pour toi, tu as su te battre
— Ah c’est ça la vie! Je n’avais pas le choix! Je n'ai pas eu la chance d'aller à l’école comme vous!
Silence
— Et toi ? Tu comptes faire quoi après ta licence ?
— Hum
— Comment ça hum ?
— Pose les bonnes questions gars demande— moi si j'ai réussi!
Il reste tranquille et me regarde avec un air de compassion! J'imagine qu’il a deviné ma situation! Je profite pour lui expliquer tout! Puis je garde silence.
— Et tu comptes faire quoi ?
— Gars je ne sais pas encore mais je suis très inquiet et découragé!
— Comment ça découragé ? Faut pas l’être...! Il ne faut surtout pas te décourager!
Silence
— Mon frère la vie c’est étape par étape! Poursuit— il
— Merci du conseil je le prendrai en compte!
— Ça me rassure.
Nous avons discuté autour d'un verre, et je profitais pour admirer les lieux, l’évolution de mon ami était vraiment remarquable! Il vivait dans un joli appartement moderne bien équipé et surtout bien entretenu! André était mon égal en âge et n'avait même pas fait les études! Franchement ça m'a poussé à réfléchir, à un moment donné je suis resté pensif me souvenant des propos de mon père et ceux d’Émilie, en me disant qu’ils avaient sûrement raison à mon sujet, pour mon âge j’étais vraiment en arrière! Voir mon ami bien installé dans son appartement me confirmait une fois de plus que si j’étais dans la même situation que lui je devais avoir le respect de mon père et je serais encore avec ma copine!
Après avoir encore un peu échangé avec lui je me décide enfin à partir! En chemin mes questionnements étaient plus grands, je n’arrêtais pas de m’interroger sur quoi faire pour me sortir de cette galère de m***e! Je n'en pouvais plus d’être rabaissé, et surtout humilié!
Plusieurs semaines sont passées je me suis enfin décidé, j’ai finalement pris une décision, une décision certes radical mais qui en valait la peine! Il est vrai que je n'avais pas prévu ça mais il le fallait ; il fallait que je fasse quelque chose de ma vie et quelque chose de concret ; pour cette raison j’ai pris la décision d'arrêter définitivement les études et de me lancer dans la vie active…
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— Allô!
Silence
Waaaaaa le réseau ci me fait quoi comme ça ? Tsuips pardon tata s'il te plaît rappelle moi! Je murmure en montant sur la moto que j'ai stoppé en vitesse! Ou c’était même le réseau ou c’était les bruits des motos taxi comme ils ont l’art de faire du bruit en plein carrefour! Ces gens— là me dépassent au lieu de chercher les clients toujours là à se mêler de ce qui ne les regarde pas!
— Ma chérie tu as parlé ? Demande le conducteur de moto!
— Non! Lui dis— je sèchement en fixant mon téléphone!
À peine je tourne la tête, me projetant dans mes pensées la sonnerie de mon téléphone me renvoie direct à la réalité, je décroche immédiatement
— Allô ta'a!
— Murielle c’est comment ? Tu es où ? Je t’attends depuis 10h du matin!
— Ta'a excuse— moi je suis déjà proche! J’ai pris ma moto!
— D’accord je t’attends!
— Merci tata!
Le conducteur de moto est allé un peu vite et à moins de 30 minutes nous étions déjà à Akwa! Il est vrai que je n’ai pas l’habitude de permettre aux motos taxi ce type de conduite mais ce jour— là, j’en avais réellement besoin j'avais déjà beaucoup perdu du temps à ma tata! Une fois devant son entreprise c’est en courant que j’entre dans ce grand immeuble et me dirige vers l'accueil je me présente à ma grande surprise on me conduit directement à elle, rien de plus normal elle leur avait déjà prévenu! Je marche rapidement suivant les pas de la dame de l’accueil, mon regard fixé sur elle! Une fois devant le bureau de ma tata, elle ouvre et me cède le passage.
— Ta'a sido’oo je suis vraiment désolée! À l’heure où je me préparais à sortir ma mère m'a demandé de lui rendre un petit service et comme elle ne se sent pas bien je… je ne pouvais pas la laisser faire toute seule!
— Ça va Murielle! Je comprends! Viens assieds— toi.
Silence
— Sinon... c’est comment ? Et petit jean ?
— Ta'a ça va, avec l’argent que tu m'as donné la dernière fois j'ai pu payer sa scolarité et la mienne!
— Et tout va bien avec les études ?
— Oui ça va, je me bats de toutes mes forces et petit jean également!
— D'accord c’est bien faut vous battre! Je suis très fière de toi! Thérèse m'a dit que tu es maintenant une de mes hôtesses!
— Oui ta'a j'ai intégré le groupe ça fait près de 3 mois aujourd’hui! Merci beaucoup!
— Je t’en prie. Ça me fait plaisir! En plus tu sais chanter! Je ne savais pas!
Je souris.
— Ouiii Je ne savais pas que tu chantes!
Je souris de plus belle!
— Oui oui elle m'a dit! Elle m'a dit qu'au dernier événement tu as fait une prestation remarquable.
Je souris timidement!
Il est vrai que plusieurs personnes ne savaient pas que j’avais ce talent, cette passion que j’ai pour la musique je l’avais caché à presque tout le monde! Même pas ma mère n’est au courant pourtant je chante depuis que je suis au lycée! Et une fois à l’Université j'ai intégré le club musique sans réfléchir c’est vrai que je n’ai pas encore fait un an mais grâce à eux je me perfectionne de jour en jour! Ce jour tata Sidonie toute souriante et émerveillée par la nouvelle continue.
— J’ai une cliente qui veut que tu chantes au mariage de sa fille!
— Tata moi ?
— Oui toi Murielle! C’est la raison pour laquelle je t’ai appelé! Si tu es d’accord je te donne son contact et tu iras la voir pour que vous vous entendiez sur les modalités du contrat!
Silence
— Si ça te tente bien— sûr!
— Ça me va tata! Je suis très intéressée!
— Ok voici son numéro!
Elle sort un bout de papier, note le numéro de la dame et me tend! Je le prends avec un large sourire aux lèvres, j’étais tellement contente de cette nouvelle. Je savais que c’était pas une petite affaire! J’étais trop contente j’avais envie de sauter sur elle et lui faire des bisous, la gentillesse de cette dame me faisait chaud au cœur! Tata Sidonie était d'une gentillesse assez remarquable après tous les différents qu’elle a eu avec ma mère et notre famille elle a su me tendre la main et elle continuait à le faire! Ça me faisait tellement plaisir, je ne savais même plus comment la remercier!
— Merci beaucoup tata!
— Je t'en prie ma chérie! Tiens— moi juste au courant de la suite D’accord ?
— D’accord tata Sidonie et merci encore!
Elle me regarde et sourit sans dire un mot de plus! Je sors de là toute contente, et sans perdre le temps, j’appelle la dame en question; elle me donne rendez— vous le lendemain en après— midi! Gardant la même humeur je décide de ne pas prendre la moto mais plutôt le taxi pour rentrer à la maison! Il faut avouer que Akwa maképè n’est pas une petite distance pour courir le risque de prendre une moto! Je prends tranquillement le taxi et j’arrive à la maison sans problème! J’ouvre le portail et trouve tata Bernadette assise dehors entrain de décortiquer le pistache! Je la salue sans perdre le temps elle réagit.
— Tu viens d’où ?
— Ma'a Berna j’avais un document à prendre à un camarade en ville!
— Et tu t’es habillée comme ça pour aller là— bas ? Dit— elle en me lorgnant de la tête aux pieds!
Instinctivement je fais pareil! Pour me rassurer s’il n'y a pas de faille quelque part! Ah bah je suis dépassée! Je suis vraiment étonnée car je porte une jupe volante juste au— dessus des genoux, avec un haut moulant, que j’ai enfilé à cette jupe, aux pieds une chaussure à talons compensée pas très haute! Où est la faille! Oh gosh! Je me le demandais intérieurement!
— Fongang je ne m’adresse pas à toi ?
— Ma'a Berna si. J’étais au campus avant…
— Ferme ta bouche! Crie— t— elle en me coupant la parole! Menteuse! Quel campus ? Quel campus ? Tu prends les gens pour les qui ?
Silence
— Ce que ta mère encourage là je ne suis pas d’accord! Si tu continues comme ça on ne va pas s’entendre! Ma maison ce n'est pas la cours du roi petto! Tsuiiiip!
Je continue en silence j'entre dans la maison je prends la direction de la chambre net quand je veux entrer ma mère m’interpelle!
— Mu vient ici! Dit— elle fortement!
Je vais la retrouver assise au salon devant la télévision! Elle était assise les mains soutenant ses joues comme une malheureuse! Ça me fait de la peine de la voir dans cet état! Je serre le cœur et la regarde sans mot dire! Elle aussi me regarde, je suis là débout j’attends qu’elle me parle, rien! Elle prend son temps regarde son téléphone, manipule pendant près de cinq minutes puis finit par parler.
— Fongang toi— même tu sais que où je suis là, je ne me sens pas bien! Ça fait déjà plusieurs semaines que je suis à la maison le travail ne donne pas! Donc où je suis là ma tête chauffe! Ma tête chauffe! N’augmente pas mon mal de nerfs!
— Ma'a j’ai fait quoi ? Lui demandais— je toute inquiète!
— Ma'a j'ai fait quoi ? me singe— t— elle! Tu sors d’où ?
— j’étais au campus!
— Murielle regarde— moi tu veux mentir qui ? Moi ? Moi ta mère ? Tu veux mentir qui ? Le campus est maintenant situé à Akwa ?
Silence
— Je m'adresse à qui ?
— À moi Ma’a…
— Dis— moi tu faisais quoi à Akwa ? Et ce n’est pas la première fois qu’on te voit entrer dans cet immeuble! Tu pars voir qui là— bas ?
Demande— t— elle en se tapant les mains!
Silence
— Fongang! Réponds— moi!
Je reste silencieuse réfléchissant sur la réponse que je peux formuler pour donner à ma mère, tellement elle déteste tata Sidonie que je ne peux pas lui dire la vérité! Si elle l’apprend je sens qu'elle va me tuer! Mais connaissant son coin faible j’essaie de la calmer immédiatement sans sourciller! La pauvreté fait des choses; ma mère a presque perdu la raison parfois elle me surprend, mais bon elle reste ma mère! La dernière fois pour lui donner une explication par rapport à l’argent que m'avait remis tata Sidonie pour payer ma scolarité et celle de petit jean j'ai dû lui faire savoir que j'ai un copain très riche qui m'a aidé! Je la regarde faire la nerveuse sans mot dire puis je me décide enfin de parler.
— J’étais chez le gars dont je t'ai parlé!
Elle me regarde en fronçant légèrement les sourcils, puis son visage se desserre rapidement! Elle baisse d'un ton et me demande de la suivre dans la chambre pour ne pas se faire entendre. Une fois dans la chambre elle s'assoit et me demande de m’assoir près d’elle, elle se lève aussitôt bloque la porte à clef et revient s’installer.
— Dis— moi mu ce type fait quoi dans la vie ? Demande— t— elle avec enthousiasme.
Je la regarde un peu gênée mais je continue dans mon mensonge.
— Il est cadre dans une boite de la place!
— Un cadre ….dit— elle toute pensive.
— Oui Ma’a
— Et aujourd’hui il t’a donné quoi ? Dit— elle en ouvrant ma pomme de main
— Rien! Il m'a rien donné. Dis— je toute mal à l'aise
— Ah d’accord donc vous avez simplement discuté c’est ça ?
— Oui on peut dire ça
— Et après ?
— Après ?
— Tu sais de quoi je parle Murielle! Arrêtes de faire comme une gamine devant moi, tu as déjà 21 ans! Et je sais ce que les jeunes filles de ton âge font dehors donc arrêtes de faire semblant!
Silence
— J’espère qu'il a utilisé le préservatif!
A l’heure— là j’étais franchement gênée mais je n'avais pas le choix ma mère avait besoin de réponses et pour me libérer, il fallait que je lui dise ce qu’elle veut entendre!
— Oui ma'a toujours!
— C’est bien!
Elle reste silencieuse un bon moment, en me regardant de la tête aux pieds J’avais honte très honte d'entendre ma mère me parler de cette façon. J’étais très choquée moi qui ne connaissais pas encore l'homme! Oui à 21 ans j’étais encore vierge, non pas parce que je n’avais pas de copain mais parce que je ne me sentais pas prête! J’avais peur, oui très peur de vivre la même chose que ma mère! Me retrouver enceinte et le vivre toute seule! Me retrouver avec des enfants avec des géniteurs différents et surtout introuvable! J'ai mal quand je pense à mon père, j’aurai rêvé en avoir un mais hélas la vie ne m'a pas donné de choix! Le seul homme qui a toujours été là pour moi et qui a toujours joué ce rôle qui n’était pas le sien était Papa Jean Pascal (JP)! Oh mon Dieu sa mort m'a mise à terre, je suis de plus en plus perdue et je continue à pleurer aujourd’hui, il me manque plus que tout! S’il était là, je ne serai pas là aujourd’hui à souffrir pour quoi que se soit!
Ma mère sort de la chambre, je la regarde puis je me lève et bloque derrière elle! Je me rassois toute pensive, pensant à notre conversation je suis juste dépassée rien ne me surprend plus chez elle! Pendant que je me change mon téléphone sonne je regarde je vois Rodrigue je souris, ça fait deux jours qu’il me boude enfin il s'est décidé à m’appeler je me dis intérieurement avant de répondre
— Allô
— Ma puce ça va ?
— Ouii et toi ? Je réponds avec une douceur absolue
— À ton avis ? Comment tu veux que je me sente ?
— Je suis désolée Rodrigue toi— même tu sais que ce n’est pas facile avec la mater! Je t’ai dit qu’elle ne se sent pas bien.
— Oui c’est vrai. On se voit quand ça fait près d'un mois que tu me tournes! Tu n’honores pas tes rendez— vous!
— Oui je sais.
— On peut se voir ce soir ?
Silence (sachant déjà ce qu’il veut)
— Tonleu!
— Ouiiii
— Mais c’est à toi que je m'adresse! Il est calme mais son ton est dur. On peut se voir ce soir ?
— Rodrigue ne recommence pas s’il te plaît! Je n'aime pas quand tu me parles sur ce ton!
Il soupire avant de poursuivre.
— Désolé. Je… Je suis désolé.
Silence
— je fais comment pour te voir ? Dit— il dans un ton plus doux.
— Bae… pas ce soir! J'ai trop de choses à faire et demain pareil!
— Et donc?
— J'en sais rien. Je te dirai plus tard moi aussi j'ai envie de te voir.
Silence
— Bae c’est quoi ce silence on dirait que tu n'es pas content.
— Non non! C’est bon je vais attendre comme d’habitude!
Je souris face à mon petit miroir!
— Passe une bonne nuit princesse tu me manques.
— À moi aussi.
— Allez bisous bye.
— Bisous.
Je balance le téléphone et plonge sur le lit, toute souriante. J’étais contente, oui ça me faisait plaisir d’avoir le contrôle de la situation! Je m’étais juré de ne laisser aucun homme me piétiner ou avoir le dessus sur moi! Net quand je ferme les yeux mon téléphone vibre signalant l’arrivée d'un message je me précipite pour le lire c’était celui de Rodrigue.
— Ne me fais pas trop languir ma petite princesse…j’ai hâte de découvrir ta douceur, j'ai hâte d’être en toi, de ressentir ta chaleur et ta tendresse. Ce sera un honneur pour moi de te faire découvrir les merveilles que cache cet autre aspect de la vie. Fais— moi confiance tu ne seras pas déçue. Bisous ma très douce.
À suivre.