LII LA PROPHETIEFlore et Martin se retrouvaient libres. En sortant des locaux de la PJ rochelaise, leurs pas les guidè-rent vers un banc public. Martin était heureux. Flore était l’élément manquant à son puzzle du bonheur, celui qui venait naturellement de se placer au centre et faisait tenir le tout. — On se la joue à la Doillon. J’aimerais que ce matin soit béni des dieux. Je suis assis à côté de la plus belle femme de La Rochelle. Flore pencha sa tête sur l’épaule de Martin. En lui prenant la main, elle lui demanda : — Et si tu avais la recette de l’immortalité, tu en ferais quoi ? — Je ne sais pas… J’en ferais profiter la terre entière ! — Il y a quelques jours, j’aurais pensé comme toi mais quelqu’un vient de me faire voir les choses autrement. — Comment cela ? Tu me caches que


