3 mars - Aéroport de La RochelleFernando lissa délicatement les bords de son panama, sortit un cigare de la poche de sa veste et l’alluma avec difficulté. Le vent était fort et le bruissement des feuilles des palmiers sur la place amplifiait le sentiment d’une tempête imminente. Miguel regardait le cérémonial, leurs valises posées à ses pieds, face au parking de l’aéroport. Sortant sa carte de police, Renard vint d’un pas décidé à la rencontre des deux hommes. — Commissaire Renard, l’un de vous est-il Fernando Castro ? — Oui, c’est moi. — Messieurs, pourriez-vous me suivre ? Le lieutenant Pedron se tenait à quelques mètres et fermait la marche. Tous les quatre se dirigèrent vers une salle située près de la tour de contrôle. — Je suis ici parce qu’un de vos amis, Jean de Rohier a été


