Christina pénètre dans une salle tapissée de miroirs. L’atmosphère est lourde, et l’ambiance est électrique. Une basse distille des accords discrets. La lumière est pauvre : une exhibition va se produire. Le public est majoritairement masculin ; il se presse devant un comptoir longeant les murs, une structure en acajou. Des barres argentées en émergent à intervalles réguliers ; elles grimpent jusqu’au plafond. Soudain les haut-parleurs grésillent, puis crachent un v*****t riff de guitare électrique. Une série de projecteurs s’allument simultanément. Les faisceaux sont braqués sur les barres étincelantes. Au fond de la salle, une porte s’ouvre en grand. Des jeunes femmes en émergent en file indienne. Elles sont à demi-nues et sveltes ; elles avancent avec un déhanché languissant, une démarc


