ROUND 16 poing final Quelques jours plus tard, quand j’ai appris que Ronald Langlais allait mieux, je suis allé au CHU lui rendre visite dans sa chambre. Il était assis dans son lit, les épaules calées sur un gros oreiller, en train de lire le journal, qu’il a baissé sur ses jambes quand il m’a vu entrer. Sa poitrine était ceinte de bandelettes. — Comment ça va ? Il a hoché la tête. — Assieds-toi, champion. Je m’attendais pas à te voir. Mais ça tombe bien, parce que je pensais justement à toi. J’ai quelque chose à te dire. — Moi d’abord. Je tenais à m’excuser. Je voulais t’apporter des chocolats, puis je me suis rappelé que tu t’entraînerais bientôt pour devenir champion de France. Des sucreries, ça n’est pas très indiqué. Alors, je viens avec seulement des excuses. — De nos jours,


