Le cours de maths est d’une lenteur exaspérante. Le prof parle d’équations comme s’il récitait de la poésie ancienne, les néons clignotent au plafond, et l’odeur du tableau effacé flotte encore dans l’air. Bref : l’ambiance parfaite pour s’endormir. Même pour moi. Je suis en train de gribouiller distraitement une équation à moitié fausse dans la marge de mon cahier quand Élise me donne un léger coup de coude. Je tourne la tête vers elle, un peu absente. Elle glisse sous ma trousse un papier plié en deux, un sourire malicieux sur les lèvres. Je fronce les sourcils, curieuse. Je déplie la feuille à hauteur de genoux. > "Je crois que je vais le faire". Je lève les yeux vers elle. Elle soutient mon regard avec un air trop sérieux pour que ce soit une blague. Je prends mon stylo, puis j’


