Dans la voiture, l’ambiance est calme. Trop calme pour Sébastien, qui n’a jamais su se taire plus de cinq minutes. Assis à ma droite, il pianote sur son téléphone, un sourire en coin accroché aux lèvres. À ma gauche, Lucas fixe la vitre teintée. Il ne dit rien. Pas une parole depuis qu’on est montés dans la voiture. Même pas un sarcasme. Juste ce silence, un peu étrange. Je me contente d’écouter le bruit régulier du moteur et la respiration légère de Sébastien qui s’agite. - C’est fou, dit-il soudain. J’ai l’impression que tout le monde me regarde depuis hier. Je suis un phénomène ou quoi ? Lucas ne répond pas. - Je pense que c’est mes chaussettes d’hier, ajoute-t-il avec un clin d’œil. Ou alors mon charme. Va savoir. Je ris doucement malgré moi. Lucas, lui, garde le regard sur la vitr


