Le professeur ramasse les dernières copies, les range soigneusement dans sa pochette, et quitte la salle avec un simple "Vous pouvez ranger, c’est fini.". La porte claque doucement derrière lui. Un soupir collectif traverse la classe. Le genre de relâchement qu’on n’entend qu’après une heure de torture mentale. Je reste un instant immobile. Mon stylo posé, mes doigts légèrement engourdis. Mais j’ai terminé. À temps, de justesse. Et je ne sais pas si j’ai bien répondu, mais au moins j’ai fini. À côté de moi, Élise ne bouge pas. Elle regarde fixement sa trousse, comme si elle attendait quelque chose. Ou comme si elle refusait de penser. Je me tourne doucement vers elle. - Ça va ? Elle met quelques secondes à répondre. Puis elle acquiesce, très vite. - Oui, oui… ça va. Mais sa voi


