La sonnerie a retenti comme une délivrance. Je crois que toute la classe a soupiré d’un seul souffle. Les ventres crient famine, les têtes bourdonnent déjà de ce qu’il y a (ou pas) à la cafétéria aujourd’hui. Je rangeais calmement mes affaires quand Sébastien s’est approché, l’air déjà en mission. - Vous m’emmenez ? dit-il comme s’il parlait à deux stars locales. Élise rit. - Tu nous fais l’honneur de déjeuner avec nous ? - Et comment. Je n’allais pas passer ma première pause tout seul, entouré de mâles bruyants à l’hygiène douteuse. Je secoue la tête, mais je souris. Ça faisait longtemps qu’on ne m’avait pas arraché un sourire aussi spontané. On descend tous les trois ensemble, et déjà dans les escaliers, Élise et lui commencent à discuter comme s’ils se connaissaient depuis toujour


