Après un long moment passée à réviser, les lettres et les chiffres commencent à se mélanger dans ma tête. Je soupire et m’étire doucement, les muscles tendus d’être restée penchée trop longtemps sur mes cahiers. Un peu d’air me ferait du bien. Je jette un œil par la fenêtre. Le ciel s’est teinté d’un bleu profond, presque violet. Les premières étoiles apparaissent timidement, et un léger vent fait frémir les feuilles des arbres dans le jardin. Sans vraiment réfléchir, je saisis le carnet qu’Élise m’a offert, glissé entre deux livres. J’hésite un instant, puis prends aussi un stylo. Je descends discrètement, traverse le couloir et sors par la porte arrière. Le vent est plus frais qu’hier. Il me mord les joues, mais je décide de rester. J’aime bien ce froid-là. Celui qui réveille, qui don


