Cela faisait presque une heure que j’étais rentrée. J’avais vaguement traîné dans ma chambre, les écouteurs enfoncés dans les oreilles, un manuel de chimie ouvert devant moi que je n’avais même pas lu. Je me passe une main sur le visage, agacée, et décide de sortir de la chambre. L’air de la maison est tiède. En descendant le couloir, je tombe sur une silhouette familière accroupie près de la fenêtre ouverte, comme un voleur en fuite. - Qu’est-ce que tu fais là ? je demande, étonnée. Sébastien sursaute légèrement, une serviette roulée dans les bras. Son sweat gris est trop large, et ses chaussures dépareillées me font sourire. Quand il se retourne, je découvre des muffins bien dodus posés dans une assiette improvisée ( un couvercle en plastique, visiblement volé lui aussi ). Il sourit,


