XIX Propos de bonnes gensJe rentrai chez moi dans un état d’exaspération facile à comprendre. Pour deux heures que j’ai eu le malheur de passer dans le « Temple de la loi », voilà ce que j’en rapporte ! Que serait-ce donc si j’y passais ma vie ? Jamais ! jamais ! me dis-je. Et le soir même j’allai chez celui de mes amis qui s’était le plus occupé de ma candidature, lui dire que décidément je ne me sentais pas une vocation assez sérieuse pour la carrière judiciaire. Il y avait là plusieurs personnes. On parla du drame du palais de justice, car tout Paris n’avait pas d’autre sujet de conversation. Ne voulant pas être mêlé à cette affaire, je me gardai de dire que j’en avais été témoin, mais j’écoutai, avec l’intérêt qu’on peut croire, ce qui s’en disait. À mon profond étonnement, je vis


