L’avais-je imaginé ? Le voile de brume qui compressait mes sens s’abattit plus lourdement, m’aplatissant de tout son poids. Je gémis alors que ma louve se mit à paniquer dans mon esprit. Dans le noir, sans aucune source de lumière, elle se sentait comprimée entre les murs de sa cage, sans aucun moyen d’en sortir. Tout comme elle, j’avais besoin de la nature. J’avais besoin de sentir le vent contre ma peau. J’avais besoin des rayons de soleil ou bien les odeurs diverses que mère nature nous délivrait avec une grâce inouïe. J’aurais aimé lui donner cette satisfaction, mais mon corps était trop faible pour me permettre de me transformer. Une chose était sûre, cette captivité allait la rendre folle. Et j’avais peur de sombrer avec elle. Je fermai les yeux. La seule chose qu


