Gaël leva les yeux au ciel, ce qui donna envie de rire à Marwen. Puis, comme elle sentait qu’il allait encore taquiner sa grand-mère, elle changea la conversation pour éviter une autre dispute. – Pour qui sont tous vos beaux gâteaux la Mamie ? – Ceux dans le besoin, expliqua la grand-mère. La guerre a embarqué les hommes. Du coup, les familles déjà pauvres sont ruinées. Même pas une petite gâterie pour la Noël. Alors le bon Curé va aller leur porter quelques petits cadeaux de chez ceux qui peuvent encore donner. – Maman a vidé nos garde-robes pour trouver des vêtements à offrir, dit Marwen. – Ta mère, dit la Mamie, ça a toujours été une fille bien. Têtue comme une mule, mais avec un regard franc et du cœur. Mamie Constance avait la curieuse habitude de juger les gens selon la façon do


