JOSH
– Josh ?
Je me sentais lourd, beaucoup trop lourd.
– Josh ?
– Mmh...
– Josh, ton téléphone n'arrête pas de sonner.
J'ouvrais doucement les yeux avec l'impression qu'un marteau-piqueur me tapait sur le crâne. La chambre était plongée dans l'obscurité et je sentais quelque chose de lourd sur moi.
– Je crois que quelqu'un essaye de te joindre, c'est peut-être important.
Rebekka. m***e, je ne me rappelais même pas l'avoir fait monter dans ma chambre hier soir. Ou plutôt... ce matin. Elle était allongée sur mon dos et en sentant ses tétons durs sur mes omoplates, je pouvais deviner qu'elle était nue. Cela suffisait à me réveiller et à m'exciter.
– Qu'est-ce que tu as dit ?
Oh m***e, cette voix. J'étais encore bourré ? Combien de temps j'avais dormis ?
– Quelqu'un essaye de t'appeler depuis au moins quinze minutes et je n'arrivais pas à te réveiller.
Je voyais son petit bras passer au niveau de ma tête et elle saisissait mon portable sur ma table de nuit. Je le prenais immédiatement, dans un réflexe défensif. J'avais huit appels manqués d'Alec. p****n, pourquoi il m'appelait aussi tôt ? Je réalisais qu'il n'était que neuf heures et je me disais qu'il n'avait sûrement pas dormis.
– A quelle heure on est monté ? Dis-je d'une voix pâteuse.
– Il y a trois heures.
– Oh, m***e.
Je reposais mon portable sur la table de nuit et me tournais. Elle s'écrasait sur mon corps nue et j'ouvrais grands les yeux, voyant son visage apparaître à quelques centimètres du mien. Elle était plaquée contre ma queue et je résistais à l'envie de la b****r maintenant.
– D'où te vient cette cicatrice ? Me demandait-elle en passant ses doigts dessus.
Je frissonnais, sentant la colère me monter.
– De nulle part. Dis-je en saisissant son poignet pour l'arrêter.
– On dirait qu'elle est récente.
– Ouais.
Devant mon regard assassin, elle détournait les yeux.
– C'est qui, Alec ? Me demandait-elle.
Merde, elle avait vu mon écran. Je sentais qu'elle allait vite m'énerver.
– Un pote.
– Oh, il n'était pas là hier soir ?
– Non.
Elle bougeait légèrement sur ma queue et je me sentais durcir sous elle. J'étais crevé, mais c'était trop tentant pour que je puisse résister. Mon portable se mettait à vibrer au moment où elle commençait à m'embrasser et je râlais, la repoussant pour saisir mon portable. Fais chier.
– Alec, qu'est-ce qui se passe ?
Je m'asseyais sur le bord du lit, entendant Rebekka protester derrière moi.
– Oh, tu dormais ?
– Ouais, et maintenant plus, qu'est-ce qui se passe ?
– Qu'est-ce que tu as fait hier soir ?
J'entendais à sa voix qu'il était bourré, à neuf heures du matin
– Je suis à ma fraternité depuis hier, pourquoi ?
– p****n mec, tu aurais dû venir passer ta soirée avec moi. Tu sais combien de fois je t'ai appelé ?
Qu'est-ce qu'il voulait que je lui dise ? Je n'avais aucune envie de passer mes soirées avec lui. Pas parce que ce n'était pas mon pote, mais parce que le voir me rappelait trop ce p****n de jour.
– Ouais...
– T'es pas cool. Tu préfères tes nouveaux potes, c'est ça ?
J'entendais un bruit derrière son téléphone avant de l'entendre jurer. Il était complètement bourré et je sentais qu'il allait lui aussi m'énerver. Tant que je n'avais pas à intervenir...
– Je viens seulement de m'installer.
La main de Rebekka se posait sur mon épaule et je sentais son souffle chaud se rapprocher de mon oreille.
– Qu'est-ce qu'il veut ?
– Oh, tu n'es pas seul ? Me disait-il d'une voix amusée.
– Non.
– Bâtard, il y en a combien ?
Je me retenais de soupirer. Il partait vraiment en couille, ce c*n.
– Aller, moi je suis avec Monica, Laura et Nina. C'est avec elles que j'ai passé ma soirée et ma nuit. Tu sais avec qui je passais mes soirées, avant ?
Sa voix commençait à trembler et je passais une main dans mes cheveux. p****n, il fallait que je raccroche.
– Alec, désolé, il faut que j'y aille.
Je raccrochais, me détestant d'être aussi lâche. Je mettais mon portable sur silencieux, le posais sur ma table de nuit et me tournais vers la fille qui avait accompagné ma nuit.
– C'était un pote.
– Oui, je sais, mais qu'est-ce qu'il voulait ?
Elle collait sa poitrine nue contre mon torse et bizarrement, je n'avais plus envie de rien. Je voulais juste être seul et aller prendre une douche pour évacuer tout ça.
– Rien, il était bourré.
– Oh, et toi, tu ne l'es pas ?
Elle posait ses deux mains manucurées de chaque côté de ma tête, me regardant droit dans les yeux. Elle essayait de me chauffer et ça ne marchait pas. Ses yeux étaient rouges d'avoir peu dormis et son maquillage avait coulé. Elle était beaucoup moins belle qu'hier soir. C'était ça, de trop se maquiller.
– Plus autant que tout à l'heure. Dis-je en la faisant reculer dans le lit.
– Je connais un excellent moyen de te faire dessoûler. Me disait-elle en se rapprochant de mon visage.
– Oui, une bonne douche. Dis-je en passant une main dans mes cheveux.
Je me détournais, l'air de rien.
– T'es sérieux ? Me disait-elle, visiblement vexée.
Elle s'attendait à quoi ? Elle devait déjà s'estimer heureuse que je l'aie choisi et qu'elle soit restée dormir avec moi. Enfin, ce n'est pas comme si je m'en souvenais non plus...
– Ouais, j'ai mal au crâne. Dis-je en m'asseyant sur le bord du lit.
– Tout à l'heure aussi. Pourtant, ça ne t'a pas empêché de me b****r.
Je tournais ma tête vers elle, surpris par son langage. Elle avait les mains sur les hanches, son c*l nul assis sur ses talons.
– Ouais, eh bah, tout à l'heure, je ne savais pas ce que je faisais.
– Enfoiré. Me disait-elle en me fusillant du regard.
– Quoi ? Tu veux que je te demande en mariage, c'est ça ?
– Non, mais même si ce n'était que pour une nuit, tu pourrais quand même me montrer un peu de respect, non ?
Je soupirais, me levant du lit pour aller chercher un caleçon propre dans mon armoire. m***e, je ne pouvais pas traverser le couloir nu comme un ver. Fait chier. Ma salle de bain me manquait.
– Oh, je te parle.
– Ouais, désolé, mais ce n'est pas mon fort, de parler gentiment aux gens. Maintenant, tu me connais.
– Tu veux que je parte maintenant ?
– Ouais. Dis-je en me retournant.
Elle soupirait, ouvrant de grands yeux avant de se lever de mon lit avec haine. p****n, ce c*l. Elle remettait ses sous-vêtements de la veille et enfilait sa robe courte. Je n'avais aucune pitié pour elle, la pauvre.
– Donc, tu vas faire quoi maintenant ? Me demandait-elle en finissant de remettre ses bretelles sur ses épaules.
– Eh bah, prendre une douche. Dis-je avec satisfaction.
– Bah voyons.
– Tu veux que je te raccompagne en bas, c'est ça ?
– C'est ça, tu lis dans mes pensées. Râlait-elle.
Je ne pouvais m'empêcher de rigoler.
– Aller, on remettra ça un autre jour, si c'est ça qui te chagrine. Je sais que je suis un maître dans l'art du sexe, mais ton obsession me fait peur.
– Tu n'es qu'un imbécile.
Elle ne pouvait retenir son sourire, et j'étais maintenant satisfait.
– Je vais descendre boire un verre.
Je remettais avec dégoût mon caleçon de la veille avant d'enfiler un short presque trop grand, puis un T-shirt. Je ne voulais pas qu'on me pose de questions sur cette p****n de marque. Elle soupirait encore, mais je l'ignorais. Elle restait devant moi pendant qu'on marchait jusqu'aux escaliers. En arrivant en bas, je voyais encore des gens dans la cuisine. C'était Justin avec Sam et un autre mec qui s'était présenté hier soir. Steven, je crois.
– Ah, Josh, déjà debout !
Rebekka me jetait un coup d'œil et je fronçais les sourcils.
– A un de ces jours. Dis-je, tel le c*****d que je suis.
Elle levait les yeux au ciel avant de sortir de la maison. Je rejoignais les mecs dans la cuisine. Je voyais à leurs yeux injectés de sang qu'aucun d'eux n'avaient dormis. En parcourant l'espace des yeux, je me rendais compte du c*****e. Le sol était noir et collants et des dizaines de gobelets étaient éparpillés sur tous les meubles de la cuisine. Le salon était encore dans un pire état. Un mec que je n'avais jamais vu dormait sur notre canapé recouvert d'un drap qui devait être là pour protéger le cuir. p****n, ça allait nous prendre des heures pour laver et ranger tout ça !
– Bien dormi ? Me demandait Justin avec un petit sourire que je connaissais parfaitement.
– Ouais. Et toi, tu n'es pas avec ta meuf ?
– Sa pote est venu la chercher il y a deux heures. Elle voulait absolument dormir, et moi pas.
Je haussais les épaules. Sam portait son gobelet à ses lèvres et j'espérais pour lui que c'était de l'eau. Moi, si je buvais encore une goutte d'alcool, j'étais sûr de vomir dans le lavabo.
– C'est de l'eau. Me disait-il, comme s'il avait lu dans mes pensées.
– Ah, cool.
– Tu m'as défoncé au bière-pong. Me disait-il en rigolant.
– Ah ouais ?
Putain, je n'avais aucun souvenir de ma soirée à partir de ce moment-là. En tout cas, j'étais rassuré que personne ne me dise que j'avais fait une grosse connerie. Mes mains n'étaient pas fendues et je n'avais cassé la gueule de personne sous l'emprise de l'alcool. En ce moment, j'avais tendance à m'énerver trop vite.
– Ouais, tu étais chaud. Cette Rebekka aussi. Me disait-il avec un grand sourire. Je n'ai pas eu cette chance, moi.
– Il paraît que tu as déjà rencontré Jeff ? Me demandait Steven.
– Jeff ? Répétais-je.
– Oui, tu sais, le mec avec ses bouclettes ridicules qui joue au baseball. Me disait Justin en rigolant. Il est toujours là, ce c*****d.
– Ah, ouais... Dis-je en me remémorant sa tête de c*n.
Je me servais un verre d'eau au robinet et le buvais c*l-sec.
– Je vais prendre une douche. A plus tard.
Je remontais les escaliers, retournant dans ma chambre avant de fermer la porte derrière moi. Je prenais mon portable. Je n'avais aucun message d'Alec. Bizarre. J'ouvrais le message que Mia m'avait envoyé cette nuit.
ON EST BIEN RENTRÉ.
Elle me l'avait envoyé à trois heures. Ça ne servait à rien de lui répondre maintenant. Je prenais du linge propre dans mon armoire et me rendait tout de suite dans la salle de bain. J'avais une gueule de bois terrible. J'étais encore à moitié bourré et la journée allait être plus que longue. J'allais être obligé de faire une sieste.
Je me glissais sous la douche, laissant l'eau couler sur ma tête. Je penchais la tête en avant, me concentrant sur ma plaie fraîchement cicatrisée. Si seulement elle pouvait disparaître Elle me rappelait sans cesse ce p****n de cauchemar. Je n'oubliais pas quand même que je n'étais pas le plus à plaindre. Comme me disait toujours Liam, j'avais vraiment eu de la chance.