À la sortie du manoir Hansen, Eason erra longtemps sans but, l’esprit embrouillé. Lydia, qui l’observait depuis un moment déjà, finit par rompre le silence, la voix dure et sans détour. Elle lui demanda ce qui pouvait bien clocher chez lui, incapable de comprendre pourquoi il semblait aussi absent et tourmenté. Elle n’était pas dupe. À ses yeux, une seule explication était possible. Elle l’interpella sèchement, insinuant qu’il pensait encore à Cora, cette femme qu’elle n’avait jamais acceptée. Acculé, Eason ne chercha pas à mentir. Il admit sans détour qu’il n’était pas parvenu à effacer Cora de son esprit, malgré le temps écoulé. Lydia laissa éclater son incompréhension. Comment pouvait-il rester prisonnier de ce passé ? Qu’espérait-il encore ? Même s’il continuait à s’accrocher à ce so


