Le duc s’arrêta soudain, comme s’il concevait une idée lumineuse, et dit à son voisin : – Vous avez donc vendu Tornthon ? – Non, il est malade. J’ai bien peur de le perdre, et j’en serais désolé ; c’est un cheval excellent à la chasse. Savez-vous comment va la duchesse de Marigny ? – Non, je n’y suis pas allé ce matin. Je sortais pour la voir, quand vous êtes venu me parler d’Antoinette. Mais elle avait été fort mal hier, l’on en désespérait, elle a été administrée. – Sa mort changera la position de votre cousin. – En rien, elle a fait ses partages de son vivant et s’était réservé une pension que lui paye sa nièce, madame de Soulanges, à laquelle elle a donné sa terre de Guébriant à rente viagère. – Ce sera une grande perte pour la société. Elle était bonne femme. Sa famille aura de m


