IIUn soir, vers la fin du mois, Sue qui, contrairement à son habitude, s’était montrée assez silencieuse, avertit Jude qu’une femme était venue le demander. – Qui était-elle ?... Ne vous l’a-t-elle pas dit ? – Non. Elle n’a pas voulu me donner son nom. Mais je sais qui c’était, je crois le savoir. C’était Arabella. – Dieu nous garde ! Que viendrait faire Arabella ? Qu’est-ce qui vous fait croire que c’était elle ? – Oh ! je puis à peine le dire. Mais je sais que c’était elle. J’en suis parfaitement certaine ; je l’ai senti à la lueur de ses yeux, quand elle me regardait. C’est une femme massive et grossière. – Bien... Mais je ne dirais pas qu’Arabella soit absolument grossière, sauf dans ses discours, quoiqu’elle puisse l’être devenus en servant dans les bars. Elle était assez jolie q


