CHAPITRE XVI Suite inévitable J’ai marché longtemps ; épuisé de fatigue, je m’arrête enfin. Je suis dans les champs, dans un lieu bordé de haie : je ne vois point de maisons. Je ne sais où je suis ; mais que m’importe ? Je vais m’asseoir sur la terre, au pied d’un arbre dépouillé de ses feuilles ; car la nature est morte encore, et il n’y a point de verdure autour de moi. C’est elle, c’est bien elle qui est là ! Je suis seul ; j’appuie mon front dans mes mains, et je m’abandonne à ma douleur… à mon désespoir… pourquoi ne pas l’avouer ? je verse des larmes, oui, je pleure : car personne ne peut me voir, et il me semble que j’éprouve quelque soulagement à pleurer. Ce n’est pas son amour seul que je regrette, c’est tout mon bonheur, tout mon avenir détruit. Mon bonheur !… depuis quelque


