— C’est la liste d’attente. Si un stand se libère, on vous le propose. Je vais vous mettre en premier. Je suis vraiment navré, soyez-en sûr ! Pierre-Alain raccroche, furieux, et quitte sa galerie vers dix heures trente pour se rendre à pied rue Drouot, comme il le fait presque tous les jours. En arrivant au carrefour Richelieu-Drouot, il appelle sur son portable sa grande amie Caroline qui est membre du conseil depuis plusieurs années. — Salut ! C’est moi. Tu es occupée ? — J’ai un rendez-vous à onze heures au cabinet. — Donc tu as le temps de prendre un café. — O. K., je descends, mais vite ! L’hôtel Drouot – la salle, comme l’appellent les habitués – ouvre à onze heures tous les jours, sauf le dimanche, pour exposer les objets qui seront vendus l’après-midi ou le lendemain. Ces exp


