L'avis médical falsifié

955 Mots
Moins d'une heure plus tard Le docteur Palmer arrive enfin à la cellule antiterroriste de la maison bleue. Il est presque vingt-deux heures. Dans environ quarante-six heures, les terroristes de Qibab vont exécuter le président Nathan Bolton s'ils ne reçoivent pas la rançon de cinq millions de dollars pour remettre ce dernier en liberté. Les gouvernements du monde entier qui sont déjà au courant regardent les états du nord unis dans le secret. "Docteur Palmer, vous êtes enfin là. Venez vite, il y a urgence. Le président est tombé un peu plus tôt dans la journée entre les mains des terroristes de Qibab. - Quoi ? Mais comment est-ce possible ? Ce matin, il est passé à la télévision. - Docteur, ne vous fiez pas à ce que vous voyez à la télévision. Trop de montages ! C'est un enregistrement du président avant son départ classé top secret pour le Sahel. Je ne sais pas comment ces bandits du désert ont su pour la visite du président à nos forces de défense dans la région. Nous avons des traîtres parmi nous. Mais c'est pour plus tard. Pour l'instant, le temps presse. Nous devons sauver la vie du président. - Ok Lieutenant Peter. Comment moi je peux vous aider ? - Docteur, nous avons besoin de votre avis de médecin, précisément un avis falsifié. Vous vous occupez bien des tests médicaux du vice-président Benson, n'est-ce-pas ? Eh bien, nous avons besoin que vous le déclariez comme inapte à assumer ses fonctions de vice-président et par ricochet de président par intérim en raison de son âge très avancé. - Euh, mais...le vice-président Benson est certes vieux mais il a encore l'esprit clair. Comment je peux v****r mon serment à ce point ? Je risque la pendaison ou la chaise électrique pour complot contre le vice-président et les institutions des états du nord unis. Ma femme et mes deux adorables filles Annette et Lili ne me le pardonneraient jamais. Je veux bien aider mais là... Pendant ce temps le colonel Mayer qui écoutait le docteur Palmer et le lieutenant Peter discuter, prend son téléphone et passe un appel. "Allô ! Vous êtes déjà dans sa maison ? - Oui mon général. Nous avons ligoté la femme du docteur Palmer ainsi que ses deux filles. C'était très facile. Elles dormaient déjà. - Très bien !" Le colonel Mayer raccroche aussitôt. Le docteur Palmer qui a senti qu'il y avait quelque chose de louche qui s'était passé au téléphone, regarde le colonel Mayer avec intensité comme pour lui demander de cracher le morceau. "Et bien, je savais que c'est ainsi que vous alliez réagir et donc j'ai pris les devants. Mes hommes sont déjà chez vous. Votre femme et vos deux filles sont encore en vie mais pour combien de temps, cela dépend de vous. À votre place, je prendrais mon crayon et écrirais cet avis médical qui déclare le vice-président Benson comme handicapé cérébral. Croyez-moi vous aurez une médaille d'honneur et de courage à la place de la potence ou de la chaise électrique. - Sale f****r ! Si vous touchez à un seul cheveu de ma femme et de mes filles, je vous ferai la peau. Depuis que je vous connais, seul le chaos vous apportez à la maison bleue. Le président a toujours révélé qu'il se méfiait de vous et aujourd'hui je le comprends. - Docteur Palmer, ne vous laissez pas emporter par les émotions et rédigez cet avis médical ! La nation vous remerciera. - Vous lieutenant Peter, vous êtes encore jeune. Éloignez-vous de ce monsieur. Il va vous conduire en enfer. Je vais rédiger l'avis mais c'est seulement parce que vous détenez ma famille en otage. Mais après ça, que je ne vous revoie plus jamais." Le docteur Palmer prend le stylo à bille et le papier en-tête de sa clinique qui étaient posés sur la table de conférence et que le colonel Mayer avait pris la peine d'imprimer par anticipation. Il se met à écrire... ***Je soussigné Docteur Eamon Palmer, après examen approfondi du patient, le sieur Éric Benson (Vice-président des états du nord unis), déclare ce dernier dément et donc inapte à poursuivre quelque activité professionnelle ou politique qui soit et recommande à cet effet un repos de six mois au cours duquel il sera administré au patient des soins appropriés. Signé Dr. Eamon Palmer.*** Le médecin repose le stylo à bille sur la table et regarde méchamment le colonel Mayer. "Et bien, vous avez ce que vous cherchiez. Je suppose que la prochaine étape c'est la cour suprême. Moi j'ai fait ma part fusil sous la tempe. Maintenant, libérez ma famille et que je m'en aille d'ici." Le lieutenant Peter prend l'avis, le lit attentivement et regarde le général Zalmer comme pour lui dire que l'avis médical est convaincant et qu'il est donc temps qu'il fasse libérer Madame Palmer et ses deux filles. "Très bien ! Passez-moi l'avis." Le lieutenant Peter s'exécute rapidement. "Okay mais nous devons d'abord nous rassurer que le docteur Palmer au sortir d'ici ne parle pas à la presse ou n'envoie pas un courrier anonyme à la cour suprême pour révéler la supercherie. - Sale bâtard ! Je savais que ta parole ne vaut pas plus que du pipi de chat. Tu vas mal finir." Le docteur Palmer tente de s'en prendre physiquement au colonel Mayer mais les autres membres de la cellule antiterroriste qui se contentaient d'observer les manigances, s'interposent. "Docteur, soyez calme ! Ce n'est pas le moment de se laisser emporter par la colère. Il y a beaucoup en jeu. Il faut être serein en pareilles circonstances," rassure le lieutenant Peter. Le docteur Palmer écoute la raison et se tient à carreau. La tension retombe.
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