Je n’oublie pas qu’au-dessous du routoir (c’est le nom du lieu où l’on rouit), on voit échoué par ci, par là, au bord de la rivière, un certain nombre de poissons morts, car il est prouvé que la décomposition du principe gommeux de l’écorce du c*****e rend l’eau singulièrement insalubre pour ses infortunés habitants. « Mais, se dit-on, mieux vaut encore la mort aux poissons, que des fièvres aux hommes, » car il est avéré aussi que, dans les pays où le rouissage s’opère dans des eaux stagnantes, les émanations des routoirs vicient très dangereusement l’atmosphère. D’ailleurs, je me rappelle qu’un jour où je longeais un étang, dans les eaux duquel une récolte de c*****e était immergée, j’avais peine à supporter la nauséabonde odeur qui s’en échappait, et qui me causait comme une âcre suffoca


