8 mai Saint-ArsèneC’est contraint et forcé que j’avais dû me résoudre à accepter ce boulot de veilleur de nuit dans les bureaux de la Socamex-Incorporation. J’arrivais au bout de mes droits à Pôle emploi et madame Frisquin, la conseillère qui m’avait été personnellement affectée pour assurer le suivi de ma situation, m’avait sèchement averti : « C’est le troisième poste que je vous propose. Si vous le refusez encore, je vais devoir vous radier de la liste des demandeurs d’emploi. » J’avais balbutié : « Mais je suis comédien, moi, pas vigile, ce n’est pas exactement dans mes cordes. » Elle avait balayé l’argument d’un revers de main méprisant : « C’est dans les cordes de tout le monde que de faire le planton dans des locaux fermés la nuit. Les comédiens, c’est bien connu, ça se couche tar


