La chambre principale était un chef-d’œuvre de raffinement. Un grand lit à baldaquin trônait au centre de la pièce, entouré de meubles élégants et de rideaux soyeux. L’espace était vaste, trop vaste pour une seule personne… et pourtant, elle savait que cette pièce était destinée à être partagée avec Clément. Elle posa ses affaires sur une commode, puis se tourna vers lui. — Je suppose que c’est ici que nous allons… vivre ensemble désormais. Elle n’obtint aucune réponse. Clément s’était figé sur le seuil, un regard indéchiffrable sur le visage. Il l’observa un instant, comme s’il cherchait ses mots, puis, sans prévenir, il fit demi-tour. — Où est-ce que tu vas ? demanda-t-elle, interloquée. Il ne s’arrêta pas. — Prendre l’air. Je reviens plus tard. Sa voix était distante, mécanique,


