Chapitre 37-2

2743 Mots

Mon oncle employa ses derniers moments à s’acquitter des devoirs prescrits par la religion qu’il professait, et nous obtînmes du gouvernement, non sans quelque peine, la permission que le chapelain de l’ambassadeur de Sardaigne lui en apportât les consolations. Ni mes propres observations, ni les réponses que les médecins firent à mes questions ne purent m’apprendre le nom de la maladie qui termina ses jours. Son tempérament, usé par ses excès de boisson et par les fatigues de la chasse, à laquelle il se livrait sans ménagement, avait reçu un dernier choc par les chagrins qu’il venait d’éprouver ; il s’éteignit plutôt qu’il ne mourut, de même qu’un vaisseau, après avoir été longtemps le jouet des vents et de la tempête, livre passage à l’eau par mille fentes imperceptibles, et coule à fond

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