Chapitre 39-3

2070 Mots

Il se releva dans le fauteuil, se tourna vers moi, et quoique la pâleur du trépas fût déjà répandue sur son visage, il me dit avec une fermeté qui semblait au-dessus des forces qui devaient lui rester : – Cousin Francis, approchez-vous. Je m’approchai. — Je ne veux que vous dire que les approches de la mort ne changent rien à mes sentiments pour vous. Je vous hais maintenant que je meurs devant vous, je vous hais autant que je le ferais si vous étiez à ma place, et que j’eusse le pied sur votre poitrine. Tandis qu’il parlait ainsi, on voyait encore la rage étinceler dans ses yeux qui bientôt allaient se fermer pour toujours. — Je ne vous ai jamais donné aucun sujet de me haïr, monsieur, et je désirerais pour vous qu’en un pareil moment… — Vous ne m’en avez donné que trop de sujets. En

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER