Épisode 8

2646 Mots
***Emy*** Béa : Alors ma belle la forme ? Monique : Comment tu peux lui demander cela ? Ça se voit qu’elle est épanouie. C’est Jamal qui te rend comme ça ? Moi (souriant) : De quoi vous parlez les filles ? Nicole : Comment ça de quoi on parle ? Depuis deux mois maintenant que vous vous fréquentez et tu es tout le temps en train de sourire. Tes rides de tristesse et les cernes ont disparu de ton visage. Alors raconte-nous comment ça se passe avec lui. Moi : Il n’y a rien à raconter les filles. Lui et moi sommes amis et passons du temps ensemble quand nous ne sommes pas occupés. Béa (jouant avec ses sourcils) : Hum il te fait ça bien. Moi : Non on ne couche pas ensemble. Nous sommes justes amis même si nous avons des fois des petits gestes affectifs l’un envers l’autre mais rien de plus. Nicole : Tu es heureuse n’est-ce pas ? Moi : Je pense. (Souriant) En tout cas il me fait oublier mes peines. Ce jeune est fou et il est plein d’imagination. Nicole : Si tu te sens bien avec lui pourquoi tu ne tentes pas quelque chose ? Monique : Oui c’est vrai. Tu devrais te mettre avec lui sans engagement si tu veux pour voir ce que ça donne. Moi : Non je ne me sens pas prête pour ça. Je préfère laisser les choses arriver seule. Béa : C’est comme tu veux mais en tout cas moi à ta place j’essayerai avec lui. Il te fait du bien ça se voit. Monique/Nicole : Ouais c’est vrai. On continue de discuter de mon amitié avec Jamal qui me fait beaucoup bien lorsque je reçois un appel de Jamal. Je souris de toutes mes dents sans vraiment faire exprès. Moi : Allô. « Jamal : J’espère que tu as fini parce que je suis venu te kidnapper. » Moi (surprise) : Tu es venu ? « Jamal : Regarde en bas. » Je me lève sous les regards amusés des filles me demandant bien ce qu’il veut dire. Je me dirige vers la grande fenêtre vitré et ouvre les claustras. Je jette un coup d’œil en bas et le vois effectivement adossé à une décapotable jaune les pieds croisés aux chevilles. Il me salut de la main avec un sourire et je fais de même n’en revenant pas. C’est la première fois qu’il vient me chercher au travail. « Jamal (portable à l’oreille) : Alors ? » Moi (souriant) : Je finis dans une quinzaine de minute et je te rejoins. « Jamal : Ok. » Je raccroche mais je reste là encore à le regarder. Les filles comprenant ce qui se passent viennent me rejoindre à la fenêtre. Béa : Non mais l’enfant-là il est frais. C’est avec ça tu t’amuses comme ça Emy. Nicole : Il est romantique en plus. Venir te chercher au boulot ? C’est le top. Moi (souriant) : Arrête il n’y a rien de romantique. Et puis je vous l’ai dit nous sommes juste amis. Béa : Hum regardez sa posture, ça sent que le type a fini avec le malin. En tout cas ça lui va. Monique : J’aime bien sa barbe. Elle est belle et propre tout comme lui. Exactement le genre d’Emy. Moi (riant) : Sérieux arrêtez avec vos délires. Et puis arrêtez de le regarder comme ça. Il va finir par s’en rendre compte. Nicole (se retournant vers moi) : Mais tu es encore là toi ? Moi : Oui ce n’est pas encore l’heure de la descente. Nicole : Pour toi si donc dégage. (Je veux parler) Si je te vois ici dans les secondes qui suivent je te vire. Béa : Tu ne vas quand même pas le laisser poiroter comme ça. Monique : Nous sommes vendredi et les vendredis il n’y pas grande chose à faire donc tu peux aller. Je me décide donc de les écouter et range mes affaires pour descendre le rejoindre par la suite. Je me surprends à être même pressée d’être avec lui. Une fois devant lui on se fait la bise puis après m’avoir ouvert la portière de sa décapotable pour que je m’y installe et il me rejoint. Moi : Tu t’es acheté une nouvelle voiture ? Jamal : Oui. Il y a eu trois concerts dans ma boite cette semaine donc le blé est rentré. J’ai voulu me faire plaisir avec cette merveille. Tu aimes ? Moi (mettant ma ceinture de sécurité) : Oui. Avant que mon oui ne sorte il s’est retourné vers moi et à glisser ses mains dans mes cheveux. Moi : Qu’est-ce que tu fais ? Jamal : Je te rends plus relaxe. Il défait mon chignon faisant ainsi tomber mes cheveux sur mes épaules puis il dirige ses mains sur mon chemisier. Je me crispe et il me rassure du regard. Il enlève ensuite tous les boutons de mon chemisier. Je l’aide en me défourrant. Il ouvre sa boite à gant et sort des lunettes de soleil, il m’en tend une et porte l’autre. Je me demande bien ce qu’il trame. Jamal (démarrant) : C’est parti. Moi : Et où va-t-on ? Jamal : Dans un endroit calme et magnifique. On va regarder le coucher du soleil. Je veux que tu oublies tout et que tu te détendes ma douce. La vie est belle donc profites-en. Je souffle un grand coup puis secoue la tête pour détacher totalement mes cheveux. Le vent fait danser mes cheveux dans tous les sens et ça me procure un bien fou. Il met de la musique puis me regarde avec un rictus. Moi : C’est Happy de Pharrell Williams ? Jamal : Ouais et on va se faire un duo. Tu connais les paroles ? Moi : Oui, enfin je crois. Jaime cette chanson. Jamal : Ok tu es prête ? Je commence. Moi : Non attends je ne sais pas… Il ne m’écoute pas et commence à chanter. Jamal : It might seem crazy what i’m about to say. (Me regardant) A toi. J’hésite à chanter puis sentant la prochaine phrase arriver je me lance. Moi (souriant) : Hey ! Sunshine she’s here, you can take a break. Jamal : Hey ! I’m hot air ballon that could go to space. With the air, like i don’t care by the way. Because i’m.. Nous (en chœur) : Happy. Nous nous mettons à danser au son de la musique. Moi : Come along if you feel like a room without a roof. Nous (en chœur) : Because i’m happy. Jamal (me regardant) : Clap along if you like happiness is truth. Nous : Because i’m happy. Et nous continuons ainsi durant tout le trajet. Il enchaine musique sur musique que nous chantons ensemble et je me sens sur une autre planète. J’oublie mes soucis, mon chagrin, les papiers du divorce qui m’attendent à la maison, absolument tout et je vis l’instant présent. Je regarde Jamal et je me demande bien qu’est-ce qu’il fait pour me faire me sentir aussi bien quand je suis avec lui. Il est drôle et de très bonne compagnie. Nous avons passé ces deux derniers mois à faire connaissance sans coucher ensemble une seule fois. Nous causons par texto pendant les heures de pause et par appel vidéo les soirs. Nous nous racontions nos journées et nos programmes pour le lendemain. Il n’a jamais fait d’approche sexuelle envers moi et ça, ça m’a plu. Nous nous faisons des soirées pyjama comme il aime le dire et nous regardons des films comiques, des spectacles de Marrakech du Rire. Il adore Jamel Debbouze et Gad Elmaleh, j’ai donc fini par les aimer aussi. Jamal : Terminus. Moi (regardant le paysage) : Waaaoh c’est magnifique. Nous sommes sur une sorte de petit pente avec devant nous de grosses pierres et la plage à quelques pas. Mais ce qui me captive encore plus c’est qu’on peut voir le soleil se coucher. Je ne savais pas qu’un endroit pareil existait ici. En France oui il y en a des tonnes mais ici c’est ma première fois d’en voir. C’est peut-être parce que je ne sors pas assez. Jamal sors de la voiture, viens de mon côté pour m’ouvrir la portière, il me prend la main et une fois devant sa voiture il me soulève pour me faire asseoir sur le capot. Il me retire mes talons et les remet dans la voiture puis revient s’assoir près de moi avec des sachets contenant de la nourriture en main. Nous mangeons les frites avec les poulets panés et buvons des canettes de sucrerie adossés à la pare-brise en regardant le soleil se coucher. Jamal : je viens ici à chaque fois que j’ai envie de m’évader un peu. D’oublier tout, de réfléchir, de prendre des décisions enfin quand j’ai envie d’être seul. Moi : C’est magnifique. (Souriant) Merci de m’avoir fait venir dans ton monde secret. Jamal : Je savais que tu en avais aussi besoin. (Tournant sa tête vers moi) Alors ta journée ? Moi : Oh la routine. Les vendredis il n’y a pas grande chose à faire puisque c’est là que chacun dépose son travail pour la conception des magazines. Et la tienne ? Jamal : Tranquille. Tant qu’il y a des clients ça roule. Nous discutons encore lorsque je me redresse et descends de la voiture après m’être essuyé la bouche et les doigts. Jamal : Où est-ce que tu vas ? J’enlève ma chemine pour rester en débardeur Moi : J’ai envie de tremper mes pieds dans l’eau. Je plie les bas de mon pantalon puis sous son regard me dirige vers la mer à pas pressés. Une fois mes pieds au contact de l’eau je sens une sensation de bien-être m’envahir. J’ouvre les bras et ramène ma tête en arrière comme si je voulais que le vent m’emporte et je respire l’air frais. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi libérée. Les yeux fermés je remercie Jamal dans mon cœur. ***Jamal*** Je ne sais plus ce que je fais. Je ne sais pas pourquoi j’entretiens cette amitié avec Emy. C’est comme si je suis téléguider par autre chose que moi-même. Mais je dois avouer que ça me plait. Ça me change un peu de mes amitiés habituelles avec des gens de ma promotion. Je ne sais pas où cette amitié va nous mener mais je ne veux pas que ça s’arrête. Toujours adossé sur la pare-brise j’allume une cigarette et me mets à fumer en la regardant jouer dans l’eau. Elle éclabousse l’eau dans le vide et ramasse des choses par terre qu’elle regarde avec attention. Je suppose que ce sont des coquillages. Remarquant qu’il commençait à faire sombre elle revient vers moi qui tire le dernier coup sur la cigarette et la jette. Moi : Bien amusée ? Emy (riant) : Oui. Merci. Je descends et vais monter dans la voiture. Moi : De rien. Je te dépose chez toi. Emy : Non. Allons chez toi. Moi : Ok. Je lui jette de temps en temps des coups d’œil pendant que je conduis et ne me peux m’empêcher de la trouver belle quand elle dort. Je l’ai toujours trouvé belle à chaque fois que je la regardais dormir. J’ai fermé le toit de la voiture parce qu’elle avait un peu froid vu qu’elle a passé un peu de temps dans l’eau. Elle se réveille dès que je gare dans le parking de mon immeuble puis nous montons. Je me prends un verre d’eau dans la cuisine en essayant de mettre un nom sur ce sentiment étrange qui m’anime quand je suis avec elle. Ce doit être le fait que c’est ma première fois d’être ami avec une femme plus âgée. Je sens une présence derrière moi et quand je me retourne je vois Emy dans mon peignoir que je n’utilise jamais d’ailleurs. C’est un cadeau de mes sœurs. Moi (posant le verre) : Je te croyais endormi. Emy : Je n’ai plus sommeil. (Venant vers moi) Merci Jamal. Moi : Pour quoi ? Emy : Tout. Tu me fais me sentir bien et me fais oublier tout ce qui me traccace. Mon entourage a aussi remarqué le changement. Moi : Tu mérites d’être heureuse Emy. Emy : Je sais. Elle se rapproche encore plus de moi nos regards accrochés et sans trop m’y attendre du tout nos lèvres se joignent. Je l’ai senti frissonner en même temps que moi. Elle approfondit le b****r et je me laisse faire. Emy (plongeant son regard dans le mien) : Fais-moi l’amour Jamal. Moi : Emy… Emy : Stp. J’ai envie de me sentir aimer… par toi-même si nous ne sommes pas ensemble. Tu me fais me sentir bien, tu me fais rire, tu me fais m’évader et j’aimerais que ce soit sur tous les plans. Dis oui stp. Toi et moi avons déjà couché ensemble donc on ne fera rien de nouveau. Stp Jamal. Je la fixe intensément et sentant dans son regard le désir je fonds de nouveau mes lèvres sur les siennes cette fois avec un peu plus de fougue. Je la soulève et nous conduis dans ma chambre. Je l’allonge sur le lit et reprend le b****r où je l’avais arrêté. Elle gémi en promenant ses doigts dans mes cheveux puis dans ma barbe. Elle m’a toujours dit qu’elle les aimait bien et les peigne même souvent. Je libère ses lèvres et décide de lui retirer son peignoir mais elle m’attrape les mains. Emy : Eteins la lumière d’abord. Moi : Pourquoi ? Emy : Mon corps n’est pas très sexy… enfin j’ai des enfants et… Moi : Et ça ne me dérange pas. Tu as des enfants et tu restes une femme magnifique. Ton corps est juste la preuve que tu as connu ce bonheur d’être mère donc tu ne devrais pas en avoir honte. Aucune femme ne devrait en avoir honte. Emy : Mais mon mari… Moi : Je ne suis pas ton mari. Laisse-toi faire darling. Ses yeux se sont illuminés quand je l’ai appelé darling. Tout doucement j’ouvre son peignoir et son corps nu s’offre à ma vue. Elle ferme les yeux lorsque je commence à parcourir son corps avec mes doigts. Il y a de légères vergetures sur le bas de son ventre puis sur ses cuisses certes mais elle a un beau corps. Un ventre plat malgré la maternité même si un peu froissé, des seins pas tout à fait fermes mais encore attirant et de belles jambes le tout couronné par une belle peau métisse. Je ne trouve rien d’anormal sur son corps. Moi : J’aime bien ce que je vois. Emy (ouvrant grand les yeux) : Tu n’es pas sérieux Jamal. Moi : Je suis plus que sérieux darling. Tu es belle n’en doute jamais. Je lui retire complètement le peignoir et on reprend les préliminaires. Mes lèvres parcourent chaque parcelle de son corps et ses gémissements m’excitent de plus en plus. Elle se cambre quand je promène ma langue de son nombril à son bas ventre. Emy (les yeux fermés) : Jamal… prends-moi. Je t’en prie. Automatiquement je retire mon short ainsi que mon débardeur, je prends un préservatif dans l’un des tiroirs du lit que j’enfile rapidement puis reviens vers elle. Je me place sur mes genoux entre ses jambes, l’attire à moi et la prends possession d’elle. Elle laisse échapper un cri de plaisir en s’agrippant au drap et je lui fais l’amour en la regardant gémir. J’aime l’expression de son visage quand elle est en extase et le mouvement de ses lèvres quand elle gémit. Seigneur je t’en prie fais que je ne tombe pas amoureux de cette femme. Que notre relation se limite au sexe rien de plus.
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