Chapitre 14Le réveil sonna…sonna…sonna. Abel se sentait plus lourd qu’un sac de blé, il émergea quelques instants. Dring, dring, dring, dring. Il finit par s’asseoir au bord du lit, la tête lourde traversée par des éclairs et des faisceaux lumineux, des idées qui se télescopaient comme des électrons et qui jaillissaient en feu d’artifice. Il ouvrit les yeux, il était bien dans sa chambre mais il était envahi par de multiples images qui le faisaient sursauter : – Est-ce que j’ai rêvé ? Est-ce que je me parle ? – Oui, tu te parles. Quelle immense joie intérieure ! Il chercha ses gourdes. Elles étaient pleines de l’eau miraculeuse. Il les soupesa et les cacha sous son lit. Il n’en boirait que si nécessaire. Le bruit de la cascade souterraine résonnait encore dans ses oreilles. Les frayeurs


