Chapitre 8

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Chapitre 8Abel s’enferma chez lui et s’ouvrit sur le monde ! Il était à sa portée, il l’attendait du côté de Fontgallow. Il passa en revue tous les morts : Eudes, sa mère, le commis charcutier, Madame Gaillard, son père. Lui était vivant et bien vivant. La notion de chance fit son apparition dans ses pensées. De la chance, il en avait d’être chez le comte et de coudoyer Justin et Gersende. Il faut profiter des vivants. Abel se mit au lit avec cette impression d’être en apesanteur, de voler au-dessus des chagrins. La tristesse n’a jamais guéri personne. Il ferma les yeux et se laissa aller en pensant que finalement être un imbécile heureux avait du bon. Nous étions le 4 septembre 1939. Le comte alerta ses commis ; la guerre était déclarée depuis la veille. La guerre ? Oui, la guerre. Incro

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