Je me tournai à nouveau, et vis Mathilde se lever. La vue de son corps nu provoqua en moi une légère excitation, que j’oubliai aussitôt. J’avais bien d’autres chats à fouetter. Mais par où commencer ? Éplucher une nouvelle fois la documentation que m’avait fournie Paul Girardin, le journaliste, me parut l’idée la plus judicieuse. C’est en tout cas la seule qui me vint à l’esprit sur l’instant. Je m’apprêtais à me lever lorsque Mathilde, revêtue d’un peignoir, pénétra à nouveau dans la chambre. — Toasts ou croissants ? me demanda-t-elle alors. Un petit déjeuner, à une heure de l’après-midi ! Je reconnus bien là celle pour qui j’avais craqué dix ans auparavant. J’allais lui répondre lorsque je remarquai une petite tache rouge sur son peignoir blanc. Une tache qui se déplaça lentement, pou


