Je regarde le journal de l'enfant à mes pieds puis relève les yeux vers le large miroir qui me fait face. J'ai le visage couvert de bleus, de sang, de larmes, de morve, de salive, et j'ai du vomi aux coins des lèvres. Je me dégoûte. Je ne me reconnais pas. Ce n'est pas moi. J'attrape un tissu posé sur la commode et m'essuie le visage avec. Je me frotte si fort la peau qu'elle devient rouge et mes plaies s'ouvrent de nouveau. Je retire toute la crasse, le sang, et tout le reste. Je me sens salie. Je lâche le tissu et attrape une poupée en porcelaine que je jette de toutes mes forces sur le miroir. Celui-ci se brise en milles morceaux dans un vacarme assourdissant. Aussitôt j'entends des pas venir vers la chambre. J'attrape un bout du miroir et me coupe l'intérieure de la main en ét


