La loi voulait qu’une jeune fille ne pût prendre le voile avant d’avoir été examinée par un ecclésiastique, appelé le vicaire des religieuses, ou par quelque autre et spécialement délégué, afin de s’assurer qu’elle choisissait librement cet état, et cet examen ne pouvait avoir lieu qu’un an après qu’elle avait exposé ce désir à ce vicaire dans une demande par écrit. Ces religieuses, qui s’étaient donné la triste tâche d’amener Gertrude à se lier pour toujours avec la moindre connaissance possible de ce qu’elle faisait, profitèrent de l’un des moments dont nous venons de parler pour lui faire copier et signer cette demande ; et, afin de l’y induire plus facilement, elles ne manquèrent de lui dire et lui redire qu’après tout ce n’était qu’une formalité pure et simple, dont la valeur (et ceci


