« Que désirent ces messieurs ? dit-il à haute voix. — Avant tout, un bon cruchon de vin franc, dit Renzo, et puis un morceau à manger. » En disant ces mots, il s’assit sur l’un des bancs, vers le bout de la table, et poussa un « ah ! » sonore, comme pour dire : Cela fait du bien de s’asseoir un peu, après avoir été si longtemps debout et à la besogne. Mais au même instant il se souvint de ce banc et de cette table où il s’était assis pour la dernière fois avec Lucia et Agnese, et il soupira. Puis il secoua sa tête, comme pour chasser cette idée, et vit venir l’hôte avec le vin. L’officieux compagnon s’était assis vis-à-vis de Renzo. Celui-ci lui versa aussitôt à boire, en disant : « Pour rafraîchir les lèvres, » et remplissant l’autre verre, il l’avala tout d’un trait. « Que me donnerez-


