Il faut cependant que le lecteur sache quelque chose de plus précis sur ces rôdeurs mystérieux ; et, pour l’informer du tout, nous devons retourner d’un pas en arrière, et aller retrouver don Rodrigo, que nous avons laissé hier seul dans une salle de son château, après le départ du père Cristoforo. Don Rodrigo, comme nous l’avons dit, mesurait à grands pas, en avant et en arrière, cette salle, aux murs de laquelle étaient suspendus des portraits de famille de plusieurs générations. Quand il se trouvait contre un mur et se tournait de l’autre côté, il voyait vis-à-vis de lui un de ses ancêtres, homme de guerre, terreur des ennemis et de ses soldats, ayant le regard sévère, les cheveux droits et courts, des moustaches étirées, pointues, et en saillie sur les joues, le menton oblique : le hé


