51 Chloé L’air s’engouffre dans mes poumons privés d’oxygène et je balance mon poing à l’aveuglette, visant ce visage arrogant. Il l’intercepte avec facilité, ses doigts brutaux saisissant mon poignet et le plaquant au sol alors qu’il cale le canon de son arme sous mon menton. — Si tu bouges encore une fois, je te fais griller la cervelle, grogne-t-il. Je le crois volontiers. C’est ma mort que je regarde en face, dans ses yeux froids et sombres. — C’est quoi ce bordel, Arnold ? s’exclame alors une deuxième voix. Un autre homme apparaît au-dessus de nous. Également armé d’un pistolet, il semble avoir une dizaine d’années de plus que mon ravisseur, avec des cheveux poivre et sel, le front dégarni et une peau de roux qui rougit sous l’effort de la course. Hors d’haleine, il ordonne : —


