IIFrund Erlich avait loué à San-Remo une assez modeste villa et engagé une femme du pays pour le service. Car il avait déclaré inutile d’emmener les domestiques de Paris. Loïsa n’avait pas demandé d’explications, sachant qu’il n’était plus disposé à lui faire part de ses projets, depuis qu’il la tenait pour suspecte. Mais sous le prétexte donné pour cette villégiature – prétexte tout à fait justifié par l’état de santé de Dinah – elle n’avait eu aucune peine à deviner ses desseins concernant Elfrida. Cette idée la rendait nerveuse, secrètement agitée par l’inquiétude. Elle surveillait habilement Frund. Mais huit jours après leur arrivée à San-Remo, il était encore là, passant une grande partie de ses journées près de sa fille, faisant un tour à Monte-Carlo ou se promenant aux environs.


