XX Je décidai de filer vers des cieux plus sereins, c’est-à-dire à Landévennec. Je repassai le pont de l’Iroise, je quittai la voie express à la sortie du Faou et je suivis la route forestière avec grand plaisir. Au lieu de poursuivre ma route vers le bourg, je tournai vers l’abbaye et m’arrêtai sur un vaste parking où stationnaient une vingtaine de voitures. Ensuite on rejoignait le monastère à pied par un chemin bordé d’arbres de haute futaie dont les branches défeuillées laissaient voir un ciel gris et bas. Sur la droite en arrivant se trouvait la boutique, une bâtisse sans étage où l’on vendait des livres de piété, des bijoux, des images saintes, mais aussi du miel, des bonbons et des petits gâteaux produits par la communauté. J’étais donc dans le domaine de Frère Grégoire. Un jeu


